Captation à 4 caméras (3 cadreurs + 1 plan fixe)

La clemenza di Tito

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Opera seria en deux actes
Livret de Pietro Metastasio adapté par Caterino Mazzolà
Créé le 6 septembre 1791 au Stavovské Divadlo à Prague, à l’occasion du couronnement de Léopold II roi de Bohème

Nouvelle production de l’Opéra Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon

Julien Masmondet – direction musicale

Jorinde Keesmaat – mise en scène

Brendan Tuohy – Tito

Marie-Adeline Henry – Vitellia

Kangmin Justin Kim – Sesto

Christina Gansch – Servilia

Antoinette Dennefeld – Annio

David Bizic – Publio

Ascon de Nijs – scénographie et costumes

Floriaan Ganzevoort – lumières

Koen Bollen – dramaturgie

Noëlle Gény – chef de chœurs

Chœur et chœur supplémentaire de l’Opéra national Montpellier Languedoc-Roussillon

Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon

 » Romains, votre amour est l’unique objet des vœux de Titus « . Voilà comment le tout nouvel empereur Titus s’adresse au peuple de Rome. L’or prévu pour bâtir un temple à sa gloire, annonce-t-il, sera consacré aux pauvres et aux personnes dans le besoin. Titus, connu pour sa cruauté et sa luxure, subit une véritable transformation lorsqu’il devient empereur. Il met un terme à sa liaison avec la reine juive Bérénice et à ses nombreuses relations homosexuelles et cesse de tuer et de piller. Il se consacre alors totalement au bien-être de ses sujets et adopte pour stratégie politique, la clémence. A mesure que l’opéra progresse, Titus est de plus en plus convaincu par le principe développé par Sénèque : quand on regarde dans le cœur d’un criminel, on n’y voit non pas le mal à l’état pur, mais un être humain. Ainsi Titus est-il mis à l’épreuve au plus profond de son âme lorsqu’il subit un attentat de la part de Sextus, son ami le plus proche. L’empire tout entier vacille sur ses fondations, tout comme les idéaux de Titus lui-même se révèlent comme une utopie.

Sous la direction musicale de Julien Masmondet, le chef-d’œuvre de W. A. Mozart est présenté par la jeune metteur en scène néerlandaise Jorinde Keesmaat et le scénographe Ascon de Nijs comme une quête de sens de la vérité, la grandeur et l’humanité, tant dans des situations politiques extrêmes que dans des instants d’intenses intimité